1) Quelle est la meilleure prévoyance pour un médecin libéral ?
La meilleure prévoyance pour un médecin libéral est celle qui s’adapte à votre spécialité, à vos revenus et à votre rythme d’activité. Un bon contrat doit combiner :
- des indemnités journalières suffisantes pour couvrir la perte de revenus,
- une rente d’invalidité professionnelle (et non fonctionnelle),
- un capital décès modulable,
- et la prise en charge des frais professionnels.
2) Quelle est la différence entre la CARMF et une prévoyance privée ?
La CARMF assure une couverture minimale :
- indemnités journalières à partir du 91ᵉ jour,
- invalidité totale et définitive uniquement,
- capital décès limité.
Une prévoyance privée complète ces prestations dès les premiers jours d’arrêt et offre une rente d’invalidité professionnelle.
3) Comment comparer les offres de prévoyance pour médecins libéraux ?
Un comparatif prévoyance médecin libéral doit aller au-delà du simple tarif. Les points à étudier en priorité :
- les délais de carence,
- les exclusions (troubles psychologiques, pathologies du dos, sports),
- les plafonds d’indemnisation,
- et la définition de l’invalidité (professionnelle ou fonctionnelle).
4) Les médecins libéraux sont-ils couverts en cas de burn-out ou de troubles psychologiques ?
Le burn-out médical est une cause fréquente d’arrêt de travail, mais tous les contrats ne le couvrent pas correctement. Certains contrats limitent la durée d’indemnisation à 12 mois ou appliquent des carences spécifiques. Un courtier en assurance prévoyance vous aide à choisir une formule incluant une couverture psychologique étendue, indispensable pour les professions de santé exposées à une forte charge émotionnelle.
5) La prévoyance pour médecin libéral couvre-t-elle la maternité ou la paternité ?
Oui, à condition d’avoir un contrat qui prévoit des forfaits maternité/paternité et une prise en charge des pathologies liées à la grossesse.
6) Quelle prévoyance choisir pour un médecin généraliste ?
La prévoyance d’un médecin généraliste doit tenir compte d’une activité souvent soutenue, avec de nombreux actes et peu de remplaçants disponibles. Les garanties essentielles sont :
- une franchise courte (7 à 30 jours),
- la prise en charge des pathologies psychologiques ou du dos,
- et une rente d’invalidité professionnelle, car une incapacité partielle peut déjà compromettre la pratique quotidienne.
7) Quels sont les avis sur la prévoyance pour médecin libéral ?
Les avis sur la prévoyance des médecins libéraux montrent souvent un constat partagé. Certaines garanties (troubles psychologiques, dos, maternité) sont insuffisantes, et les délais d’indemnisation varient selon les assureurs. C’est pourquoi beaucoup de praticiens préfèrent passer par un courtier indépendant, capable d’expliquer clairement les différences entre contrats et d’éviter les mauvaises surprises.
8) Quelle prévoyance choisir quand on est médecin remplaçant ?
Un médecin remplaçant libéral ne bénéficie d’aucune sécurité salariale : son revenu dépend directement de son volume d’activité, de la régularité de ses remplacements et de la durée de ses missions. En cas d’arrêt de travail, même temporaire, la perte de revenu peut donc être immédiate.
- S’adapter à un revenu variable : le contrat doit permettre de déclarer un revenu de référence évolutif (moyenne ou forfait ajustable selon les années d’exercice).
- Proposer une franchise courte (7, 15 ou 30 jours maximum) pour éviter une période sans indemnisation entre deux remplacements.
- Garantir une indemnisation professionnelle (et non fonctionnelle), afin que la perte d’aptitude à exercer la médecine soit reconnue même si le praticien reste valide pour d’autres activités.
- Couvrir les risques fréquents liés à la mobilité : fatigue, accidents de trajet, stress ou infections contractées en cabinet.
9) Pourquoi une prévoyance spécifique aux professions médicales est-elle indispensable ?
Les professions médicales (médecins, chirurgiens, anesthésistes, dentistes, vétérinaires, etc.) dépendent de régimes obligatoires (CPAM + CARMF) qui offrent une protection limitée. Une prévoyance complémentaire pour profession médicale est donc essentielle pour :
- garantir un maintien de revenu dès les premiers jours d’arrêt,
- anticiper une invalidité partielle ou un burn-out,
- et assurer un capital décès et une rente éducation pour la famille.
10) Comment évaluer la qualité d’un contrat de prévoyance médicale ?
Pour juger la qualité d’un contrat, il faut examiner :
- la définition de l’invalidité (professionnelle vs fonctionnelle),
- la durée maximale des indemnités journalières,
- les exclusions (dos, psy, sports)
- la revalorisation annuelle des prestations.
11) La prévoyance d’un médecin libéral est-elle déductible fiscalement ?
Les cotisations de prévoyance médicale peuvent être déduites du BNC dans le cadre de la loi Madelin, dans la limite du disponible fiscal.
C’est un véritable levier d’optimisation fiscale pour les praticiens libéraux souhaitant allier protection et économie d’impôt.
12) La réforme CARMF 2025 change-t-elle quelque chose pour la prévoyance des médecins libéraux ?
La réforme CARMF 2025 modifie plusieurs paramètres essentiels pour les médecins libéraux, notamment le calcul des indemnités journalières et des cotisations invalidité-décès. Désormais, l’indemnité versée à partir du 91ᵉ jour d’arrêt correspond à 1/730ᵉ du revenu N-2, avec un plancher fixé à 64,52 €/jour et un plafond à 193,56 €/jour. Ces montants restent toutefois insuffisants pour couvrir la perte de revenus d’un praticien en cas d’arrêt prolongé.