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    Anticiper la fin de sa carrière libérale est une étape cruciale pour tout praticien de santé animale. Si la passion du métier anime le quotidien, la réalité économique du passage à la retraite impose une analyse rigoureuse. Entre les cotisations obligatoires et les solutions de capitalisation, voici les clés pour sécuriser votre niveau de vie de demain.

    Le fonctionnement de la CARPV et les piliers de votre pension

    En tant que vétérinaire libéral, votre protection sociale et votre future pension dépendent d’un organisme unique : la Caisse Autonome de Retraite et de Prévoyance des Vétérinaires (CARPV). Contrairement au régime général des salariés, votre retraite repose sur un système de points cumulés tout au long de votre activité.

    Le régime de base des libéraux

    Ce premier pilier est commun à toutes les professions libérales. Pour l’année 2025, la valeur du point de retraite de base est fixée à 0,6540 € (Source : CARPV, barème 2025). Vos cotisations sont calculées sur vos revenus professionnels selon deux tranches : 8,23 % jusqu’à 47 100 € et 1,87 % au-delà (Source : Temavet, octobre 2025). Le rendement de ce régime reste structurellement limité par rapport à votre dernier revenu.

    Le régime complémentaire obligatoire

    C’est ici que se joue une grande part de votre montant de retraite en tant que vétérinaire. Ce régime se divise en plusieurs classes de cotisations. Pour un vétérinaire en classe B (revenus jusqu’à environ 76 994 €), la cotisation annuelle en 2026 s’élève à 10 234 € pour l’acquisition de 17 points (Source : Altis Conseil, janvier 2026). La valeur de service de ce point complémentaire est de 39,54 € en 2026 (Source : Altis Conseil / CARPV).

    Le régime d’invalidité-décès

    La caisse de retraite des vétérinaires gère également votre prévoyance. Cependant, les garanties sont souvent modulables : le capital décès varie de 36 565 € (minimum) à 109 695 € (maximum) selon l’option choisie (Source : MetLife / Barème CARPV 2025). Pour pallier ces montants parfois insuffisants face à un train de vie élevé, un contrat de prévoyance santé complémentaire est indispensable.

    Calcul de la pension de retraite des vétérinaires 

    La question que tout praticien se pose est simple : quel sera mon revenu net une fois la blouse posée ? Les statistiques mettent en évidence un décalage important.

    L’âge de départ et la notion de taux plein

    Suite aux réformes, l’âge légal de départ est fixé à 64 ans, mais pour obtenir le taux plein sans décote, il faut désormais valider 172 trimestres pour les générations nées après 1965 (Source : Temavet / Réforme 2023-2025). Sans ce total, l’annulation automatique de la décote n’intervient qu’à 67 ans.

    Quel est le montant de retraite moyenne pour un vétérinaire ?

    Selon les données consolidées, la retraite moyenne d’un vétérinaire versée par la caisse tourne autour de 2 000 € à 2 600 € par mois (Sources : Rapport DRESS 2025 / Protection Sociale Patrimoine Vétérinaire). Ce montant peut paraître honorable, mais il ne représente que 30 % à 35 % des derniers revenus pour un praticien gagnant 60 000 € nets par an (Source : Cap Médical). La chute de pouvoir d’achat est donc importante.

    Les points de vigilance : trimestres et périodes d’arrêt

    Les années d’études longues retardent souvent l’entrée en activité libérale. De plus, un arrêt de travail prolongé peut réduire vos droits : les indemnités journalières de la CARPV sont plafonnées à 193,56 € bruts par jour en 2025 (Source : MetLife), ce qui ne permet pas toujours de maintenir les cotisations facultatives nécessaires à une bonne retraite.

    Les solutions pour optimiser votre future retraite

    Face à ce constat, plusieurs outils permettent de se constituer un complément de retraite tout en bénéficiant d’avantages fiscaux immédiats.

    Le Plan d’Épargne Retraite Individuel (PERIN)

    Le PERIN est l’outil phare. Il permet de déduire vos versements de votre revenu imposable. Par exemple, pour un vétérinaire imposé à une tranche marginale de 30 %, un versement de 10 000 € sur un PERIN réduit son impôt de 3 000 € l’année suivante. C’est un levier d’optimisation majeur pour compenser la faiblesse relative des régimes obligatoires.

    L’assurance-vie pour une gestion souple

    Complémentaire au PERIN, l’assurance-vie n’est pas bloquée jusqu’à la fin de carrière. Elle offre une fiscalité avantageuse sur les rachats après 8 ans et reste un outil de transmission hors succession inégalé pour protéger vos proches.

    La transmission du cabinet vétérinaire

    La vente de votre patientèle ou de vos parts de SELARL constitue souvent votre principal capital. Une gestion optimisée de votre assurance de prêt lors de vos investissements passés aura permis de maximiser la valeur nette de ce patrimoine professionnel au moment du départ.

    Pourquoi confier votre stratégie de retraite à un courtier spécialisé ?

    Naviguer entre les obligations de la caisse autonome de retraite et de prévoyance des vétérinaires et les offres de placement peut s’avérer complexe.

    Une analyse comparative précise

    Le rôle du courtier est de comparer les contrats. Tous les PERIN ne se valent pas : certains proposent des frais de gestion de 0,6 % quand d’autres montent à 1,2 %. Sur 25 ans, cette différence peut représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros de capital final en moins pour vous.

    L’expertise sur les spécificités des vétérinaires

    Un courtier spécialisé intègre vos besoins en mutuelle santé et vos obligations CARPV pour que votre effort d’épargne soit cohérent. Nous connaissons les classes de cotisation et les options de réversion spécifiques à votre régime, ce que ne maîtrise pas toujours un conseiller bancaire généraliste.