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    Anticiper la fin de son activité libérale est une étape cruciale pour tout professionnel de santé. Entre les réformes successives et la complexité des calculs de points, comprendre le montant futur de sa pension peut devenir un véritable casse-tête. En tant que podologue, votre protection sociale dépend d’un organisme spécifique qui gère vos cotisations et vos futurs droits.

    Comprendre le rôle de la CARPIMKO pour votre avenir

    La caisse de retraite des podologues est la CARPIMKO (Caisse Autonome de Retraite et de Prévoyance des Infirmiers, Masseurs-Kinésithérapeutes, Pédicures-Podologues, Orthophonistes et Orthoptistes). Comme pour la plupart des professions libérales, votre régime fonctionne sur le principe de la répartition : les cotisations que vous versez aujourd’hui financent les pensions des retraités actuels, tout en vous ouvrant des droits futurs sous forme de points.

    Il est fondamental de savoir que la retraite du podologue ne repose pas sur un seul bloc, mais sur trois étages distincts qui s’additionnent pour former votre pension globale.

    Les trois piliers de votre retraite obligatoire

    Le régime de base : une gestion commune aux libéraux

    Ce premier étage est piloté par la CNAVPL. Il est calculé en points. En 2026, vous cotisez sur deux tranches de revenus. La première tranche s’applique sur vos revenus allant jusqu’à 48 060 € (soit 1 PASS), tandis que la seconde couvre les revenus allant jusqu’à cinq fois ce montant. Ce système permet d’accumuler un maximum de 525 points par an, à condition de valider également vos quatre trimestres d’assurance vieillesse.

    Le régime complémentaire : ce qui change avec la réforme de 2026

    L’année 2026 marque un tournant majeur pour la retraite des podologues. Historiquement, le régime complémentaire de la CARPIMKO reposait sur une structure mixte. Désormais, le calcul devient 100 % proportionnel aux revenus.

    Ce nouveau mécanisme vise à rendre le système plus équitable : les cotisations retraite permettent d’acquérir des points selon les règles de chaque régime. Ces points seront ensuite convertis en pension au moment de la liquidation. Avec un taux de cotisation unique fixé aux alentours de 8,70 % en 2026 pour la tranche de revenus comprise entre 0,5 et 3 PASS, les praticiens disposent d’une meilleure lisibilité sur l’évolution de leur capital de points annuel.

    L’Avantage Social Vieillesse (ASV) pour les conventionnés

    Si vous exercez en tant que pédicure-podologue conventionné, vous bénéficiez du régime ASV. C’est un avantage non négligeable puisque l’Assurance Maladie prend en charge deux tiers de la cotisation forfaitaire. Ce régime permet d’obtenir un complément de pension à moindre coût, renforçant ainsi la structure globale de votre protection vieillesse.

    À côté de ces régimes retraite, la CARPIMKO gère également un régime invalidité-décès relevant de la prévoyance.

    À quel âge un podologue peut-il prendre sa retraite ?

    L’âge légal et la durée d’assurance

    L’âge légal de départ dépend de l’année de naissance. Pour les retraites prenant effet à compter du 1er septembre 2026, il atteint 64 ans à partir de la génération 1969. Pour une retraite de podologue prenant effet à compter du 1er septembre 2026, la durée d’assurance nécessaire pour bénéficier du taux plein varie selon l’année de naissance et atteint 172 trimestres à partir de la génération 1966. Si vous décidez de partir dès l’âge légal sans avoir le nombre de trimestres requis, une décote définitive sera appliquée sur le montant de votre pension.

    Le taux plein automatique et la décote

    À l’inverse, si vous atteignez l’âge de 67 ans, vous bénéficiez du « taux plein automatique ». Cela signifie que même si vous n’avez pas cotisé le nombre de trimestres suffisant, aucune décote ne sera appliquée sur vos points de retraite complémentaire et de base. Pour les plus courageux, poursuivre l’activité au-delà de la durée d’assurance requise permet de générer une surcote, augmentant ainsi le montant final de la pension.

    Pourquoi la retraite CARPIMKO ne suffira pas à maintenir votre niveau de vie

    Le constat est souvent amer pour les professionnels libéraux : le taux de remplacement (la différence entre votre dernier bénéfice et votre pension) est l’un des plus bas. La retraite obligatoire peut être sensiblement inférieure aux revenus perçus en activité, en particulier lorsque le professionnel libéral n’a pas mis en place de stratégie d’épargne retraite complémentaire. La caisse de retraite des podologues assure un socle de sécurité, mais elle n’est pas conçue pour maintenir le train de vie confortable que permet une activité libérale en plein essor. C’est ici que la stratégie d’épargne personnelle prend tout son sens.

    Optimiser sa fin de carrière avec le PERIN et l’Assurance-vie

    Le Plan d’Épargne Retraite Individuel (PERIN) : le levier fiscal

    Pour combler le déficit de revenus, le PERIN est l’outil phare. Il vous permet de déduire vos versements de votre bénéfice imposable (BNC), réalisant ainsi une économie d’impôt immédiate proportionnelle à votre tranche marginale d’imposition (TMI). En 2026, avec un PASS à 48 060 €, les plafonds de déduction sont particulièrement attractifs pour les hauts revenus.

    Il est d’ailleurs pertinent de consulter les avantages du contrat PERIN pour les professions médicales pour comprendre comment maximiser cette enveloppe fiscale tout en préparant sa sortie en capital ou en rente.

    L’Assurance-vie pour une épargne disponible

    Contrairement au PERIN où les fonds sont bloqués jusqu’à la retraite (sauf accidents de la vie ou achat de la résidence principale), l’assurance-vie offre une grande souplesse. Elle permet de se constituer un capital complémentaire disponible à tout moment, tout en bénéficiant d’un cadre successoral privilégié. C’est le complément idéal pour financer des projets de début de retraite ou faire face à des imprévus.

    Le poids des cotisations : un investissement pour votre avenir

    Le fonctionnement de la caisse de retraite des podologues repose sur un effort contributif structuré. Les cotisations sont calculées, pour partie, à partir du dernier revenu professionnel déclaré et peuvent faire l’objet d’une régularisation lorsque les revenus définitifs sont connus. En cas de variation importante de revenus, il est possible de déclarer un revenu estimé pour adapter les appels de cotisations. Il est crucial de surveiller ces appels de fonds, notamment lors des premières années d’installation où le décalage de trésorerie peut être complexe à gérer.

    Pour la retraite d’un podologue, les cotisations ne sont pas seulement une charge, mais le moteur de votre futur pouvoir d’achat. Le régime de base plafonne vos droits, tandis que le régime complémentaire proportionnel, réformé en 2026, permet désormais une corrélation directe entre votre réussite en cabinet et le montant de votre pension. Plus votre activité progresse, plus votre capital de points s’étoffe de manière linéaire, offrant une transparence totale sur vos droits acquis d’année en année.

    L’intérêt de solliciter un courtier spécialisé

    Le rôle de la CARPIMKO est complexe et les solutions du marché sont nombreuses. Faire appel à un courtier spécialisé permet d’obtenir un audit précis de votre retraite de podologue et de comparer les meilleurs contrats PERIN ou assurance-vie sans frais cachés.

    Nous vous aidons à harmoniser votre stratégie fiscale et votre protection sociale, notamment via la prévoyance santé pour les professions paramédicales, pour sécuriser votre parcours jusqu’au taux plein.