L’année 2026 marque un tournant majeur avec la réforme de l’assiette des cotisations. L’objectif est de rendre le système plus proportionnel aux revenus réels du praticien.
La réforme du régime complémentaire
Auparavant, une large part de la cotisation était forfaitaire. Depuis le 1er janvier 2026, la cotisation au régime complémentaire est devenue 100 % proportionnelle au revenu. Le taux est fixé à 8,70 % sur une assiette comprise entre 0,5 PASS (soit 24 030 €) et 3 PASS (144 180 €).
Ce changement permet une meilleure acquisition de points pour les revenus intermédiaires, mais il augmente mécaniquement la pression fiscale et sociale immédiate pour de nombreux cabinets. La valeur du point de retraite complémentaire, réévaluée au 1er janvier 2026, se situe autour de 21,48 €.
L’ASV : un bonus pour les conventionnés
Si vous exercez sous le régime de la convention nationale, une partie de vos cotisations « Prestation Complémentaire Vieillesse » est prise en charge par l’Assurance Maladie. Pour 2026, la part du praticien comprend un forfait de 224 € auquel s’ajoute une part proportionnelle de 0,40 % du revenu conventionné. La valeur de ce point est actuellement de 1,49 € (donnée CARPIMKO 2025/2026).
Quel est l’âge de la retraite pour un kiné libéral ?
L’âge de la retraite pour un kiné libéral dépend de l’année de naissance et du nombre de trimestres validés.
- L’âge légal : Suite aux dernières évolutions législatives, l’âge légal de départ est fixé à 62 ans et 9 mois pour les générations concernées en 2026.
- Le taux plein automatique : Pour éviter toute décote sur vos régimes de base et complémentaire, l’âge de référence demeure 67 ans.
- La durée d’assurance : Pour partir avant 67 ans avec une pension complète, il faut justifier de 170 à 172 trimestres selon votre année de naissance.
Si vous décidez de liquider vos droits dès l’âge légal sans avoir tous vos trimestres, une décote de 1,25 % par trimestre manquant s’applique sur vos pensions de base et complémentaires. À l’inverse, poursuivre son activité au-delà de la durée requise permet de bénéficier d’une surcote de 0,75 % par trimestre supplémentaire.